SERRP

Projet Projet de Relèvement d’urgence et de Résilience à Saint-Louis (2019-2023)

Contexte et justification

Depuis 2010, des houles exceptionnelles frappent régulièrement la Langue de Barbarie et surtout le quartier de Guet Ndar qui est le plus densément peuplé de cette bande de terre située entre le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique. Des dégâts matériels importants sont ainsi régulièrement enregistrés et en 2017 par exemple plus de 200 familles sont directement affectées. Pour sécuriser les populations vivant dans la zone à haut risque de la Langue de Barbarie, une emprise de protection contre les effets des houles une bande de terre sera libérée.

En effet, entre 2017 et 2018, des houles survenues sur la Langue de Barbarie ont occasionné la destruction de plusieurs maisons et biens, et le déplacement de beaucoup de familles sinistrées. Le recensement effectué en 2018 faisait état de 3278 personnes directement affectées.

Face à cette situation, l’Etat du Sénégal, avec l’appui de partenaires techniques financiers dont la Banque Mondiale, envisage d’assister la ville de Saint-Louis à travers une initiative dénommée Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience à Saint-Louis (SERRP). Cette intervention qui s’inscrit dans un cadre plus large du programme de villes durables aura pour objectif le renforcement de la résilience de la ville de Saint-Louis face au changement climatique. L’Agence de Développement Municipal (ADM) est l’agence d’exécution du projet au niveau national et l’Agence Régionale de Développement (ARD) assure la coordination au niveau régional.

Objectifs du projet

L’un des défis majeurs du SERRP réside dans l’acceptation et l’appropriation sociale des solutions envisagées pour l’amélioration des conditions de vie, mais également, dans l’adéquation et la pérennisation des mécanismes de restauration des moyens d’existence des populations sinistrées déplacées.

OG : lutter contre la vulnérabilité face aux risques côtiers dans la Langue de Barbarie et renforcer la résilience urbaine dans la ville de Saint-Louis

OS1 : minimiser dans la mesure du possible la réinstallation involontaire et l’acquisition des terres en étudiant toutes les alternatives viables dans la conception du Projet

OS2 : s’assurer que les personnes affectées soient consultées et aient l’occasion de participer à toutes les étapes charnières du processus d’élaboration et de mise en œuvre des activités de réinstallation et de compensation

OS3 : s’assurer que les indemnisations soient déterminées en rapport avec les impacts subis, afin de s’assurer qu’aucune personne affectée par le Projet ne soit pénalisée de façon disproportionnée

OS4 : s’assurer que les personnes affectées, y compris les personnes vulnérables soient assistées dans leurs efforts pour améliorer leurs moyens d’existence et leur niveau de vie, ou du moins de les rétablir en termes réels à leur niveau d’avant le déplacement ou à celui d’avant la mise en œuvre du Projet, selon le cas le plus avantageux pour elles

OS5 : s’assurer que les activités de réinstallation involontaire et de compensation soient conçues et exécutées en tant que programme de développement durable, fournissant suffisamment de ressources d’investissement pour que les personnes affectées par le Projet aient l’opportunité d’en partager les bénéfices

Activités réalisées

La convention signée entre l’ARD et l’ADM a permis de dérouler les activités suivantes : 

  • Mise en place du comité de coordination et de gestion du site de Diougop par arrêté préfectoral
  • Facilitation des missions conjointes de la Banque Mondiale-Agence de Développement Municipal
  • Acquisition de l’acte d’affectation (extrait de délimitation du Triangle et des autres espaces additionnels nécessaires)
  • Elaboration et mise à œuvre du plan d’action du Comité ad hoc
  • Organisation de la cérémonie de paiement de la tranche 2 des compensations aux ayant droit du site de Diougop
  • Relogement, en juillet 2019, de 692 personnes dans des Unités Mobiles d’Habitation (UMH) installées sur une partie (1,2 ha) du site aménagé à Djougop (Commune de Gandon)
  • Organisation de l’atelier de partage sur les modalités de gestion informatique du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP)
  • Ateliers de validation du rapport « stratégie ville durable de Saint-Louis » et de validation des choix des variantes de localisation du Plan Directeur d’Urbanisme
  • Déplacement temporaire d’environ 315 ménages des sites de Khar Yalla, du Camp Gazeille et familles d’accueil, vers un site de relogement temporaire localisé à Djougop où seront aménagées des unités mobiles
  • Installation d’unités mobiles, d’équipements communautaires et de services sociaux de base
  • Financement de l’aménagement définitif du site et la construction de logements et d’équipements sociaux (Ecole, Marché, Mosquée, Poste de santé, Centre socio-culturel), en faveur des populations déplacées de la Langue de Barbarie
  • Aménagement d’un terrain de 14,2 ha sur le site de Djougop de la commune de Gandon dont 1,2 ha dans une phase d’urgence qui concerne l’installation d’unités mobiles et de structures annexes
  • Travaux de terrassement, d’aménagement de voirie, d’installation de réseaux d’eau et d’électricité
  • Elaboration d’un Plan d’Actions de Réinstallation (PAR) des populations, qui va déplacer et réinstaller définitivement, sur le site aménagé à Djougop, 11 808 personnes, soit 1 027 ménages

Le PACASEN est un nouveau programme initié par l’Etat du Sénégal et exécuté par l’Agence de Développement Municipal (ADM). Il est doté d’un budget de 130 milliards de FCFA sur financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).

Dans le dispositif de mise en œuvre les ARD assurent l’assistance à la coordination et le coaching territorial continu (CTC) et l’appui à la maitrise d’ouvrage locale.