Mbolo Birane

Historique de la commune

Comme la plupart des villages du fouta le village de Madina Ndiathbé apparaît comme une école de formation coranique grâce à ses grands savants qui ont marqué leur empreinte dans tout le fouta.

Situation géographique de la commune

La commune de Madina Ndiathbé est située dans l’ouest du continent africain, au Sénégal, dans la région de Saint-Louis, département de Podor. Elle est limitée :

  • au Nord par le fleuve Sénégal et la Mauritanie ;
  • au Sud par la commune de Louguéré Thiolli (région de Louga) ;
  • à l’Ouest par la commune de Doumga Lao ;
  • à l’Est par les communes de Méri et Golléré.

Caractéristiques démographiques

La commune est peuplée de trois principales ethnies : les Haalpulaar (Peuls et Toucouleurs), les Soninkés et les Maures. Elles sont implantées inégalement dans l’espace des trois zones traditionnelles de la commune (Walo, Jeejengol et Diéri). Les ethnies dominantes sont Pulaar (96%), Soninké (3%), autres (1%). Les langues parlées sont Pulaar, Soninké, le Maure et le Wolof.

La population de la commune est estimée à 39 929 habitants, en 2020 dont 20 229 femmes soit 50,6%.

Caractéristiques physiques, hydrographiques et climatologiques

Le milieu physique de la commune est marqué par un relief relativement plat avec des sols variés, une végétation d’épineux, un climat de type sahélien caractérisé par une longue saison sèche qui dure presque 9 à 10 mois pendant laquelle la moyenne de température se situe entre 35 et 40°.

La végétation et la faune

La couverture végétale a souffert de la baisse de la pluviométrie. Le type de végétation varie selon les saisons et les types de sols.

Deux (2) types de végétation sont identifiables dans la commune de Madina :

  • Une végétation de type Walo caractérisée par la faible présence d’arbres épars parsemés d’arbustes et de quelques petites forêts avec des précipitations faibles.
  • Une végétation de type Diéri caractérisée par une savane arbustive et quelques arbres.

Les sols 

On distingue trois (3) types de sols dans le territoire de la commune :

  • Les sols argileux ou Holaldé : on les trouve dans les zones Walo et Jeejengol. Ce sont les sols des cuvettes qui sont plus ou moins régulièrement inondées. Ces sols se prêtent à la riziculture mais également aux cultures de diversification comme le sorgho, le maïs et l’horticulture.
  • Les sols sablo- argileux ou foondée : on les trouve également dans les zones Walo et Jeejengol. Ce sont les bourrelets de berges rarement inondes. Ce type de sol n’est pas adapté à la riziculture, mais il reste propice aux cultures de diversification.
  • Les sols sablonneux ou Diéri : on les trouve en zones Diéri et Jeejengol ; ce sont des sols très perméables et favorables aux cultures pluviales et au développement des pâturages. Ce sont des sols pauvres en matières organiques et en humus.

Les ressources en eau

Elles sont importantes et les nappes sont présentes sur l’ensemble de la commune et sont adaptées à différents usages : eau potable ; maraîchage ; abreuvement du bétail.

Les eaux de surface sont de quatre (4) types dans la commune :

  • le fleuve Sénégal ;
  • le bras de fleuve Doué
  • les points d’eau (caali), 06 au total existent dans les zones Walo et Jeejengol ;
  • les mares d’hivernage au nombre de 29, présentes dans le Diéri.

Les eaux souterraines sont également disponibles. La nappe phréatique atteint des profondeurs de 10 à 25 m dans les zones Waalo et Jeejengol. E elle peut descendre en dessous des 40 m en zone Diéri. Les nappes profondes (Maestrichtien) sont accessibles, grâce à la réalisation de forages. Cette disponibilité en eau constitue un atout précieux dans l’optique de l’amélioration des conditions de vie de la population.

Accès aux infrastructures sociales de base

Indicateurs

Nombre

EDUCATION

Préscolaire

03

TBPS

2,49%

Elémentaire

26

TBS élémentaire

79,77%

Collèges et lycées

06

TBS moyen et secondaire

60,71%

Écoles coraniques ou daaras

33

SANTE

Postes de santé

04

Case de santé

15

Mutuelle de santé

02

Taux de couverture des postes de santé

1/9 982 hbts

HYDRAULIQUE

Forages

15

Unités de potabilisation et de traitement 

00

Branchements particuliers

1 293

Taux d’accès géographique

79%

Taux d’accès des populations

86%

ASSAINISSEMENT

Taux d’accès global en latrines

55%

Taux d’accès en latrines adéquates

42%

Le PACASEN est un nouveau programme initié par l’Etat du Sénégal et exécuté par l’Agence de Développement Municipal (ADM). Il est doté d’un budget de 130 milliards de FCFA sur financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).

Dans le dispositif de mise en œuvre les ARD assurent l’assistance à la coordination et le coaching territorial continu (CTC) et l’appui à la maitrise d’ouvrage locale.