Projet Asstel

Après une première phase plus ou moins réussie entre 2012 et 2015, l’ ONG le Gret en partenariat avec L’ARD et les collectivités locales du département de Dagana a lancé la deuxième phase du projet Asstel (Accès aux services et structuration des exploitations familiales d’élevage). Une deuxième phase qui ambitionne d’inscrire durablement les changements initiés, notamment au niveau des pratiques de production des exploitations familiales d’élevage, de la structuration des services et de la concertation multi-acteurs. Il vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la résilience des exploitations familiales d’élevage dans les départements de Dagana et Podor.

A un peu plus d’1 an de son terme et après plusieurs expériences conduites, Asstel2, dans le cadre de son dispositif de suivi-évaluation, décide de capitaliser. Pour cause, quand le suivi technique et financier permet de mesurer l’état d’avancement des réalisations, la capitalisation quant à elle, en tant que partie intégrante des modalités de suivi évaluation du projet, permet de prendre du recul pour s’interroger sur les processus qui ont abouti à ces réalisations.

Situation de Référence

A ce niveau, il s’agit de mettre à contribution tous les services techniques pour disposer de leurs données relatives à l‘élevage, de faire appel à tous les acteurs (projets/programmes) ayant conduits ou susceptibles de conduire des enquêtes sociales/ménages auprès des familles et exploitations d’éleveurs ou produisant des données à ce niveau relativement aux activités qu’ils déploient sur le terrain. Ceci a pour objectif de savoir les outils et supports informationnels disponibles (cartes, indice, etc.) afin de faire une bonne caractérisation (tendances, aléas, vulnérabilité, facteurs humains, etc.) de l’élevage dans tous ses aspects dans le département de Dagana. En plus de cela, le dispositif peut développer des stratégies de collecte de données à travers différentes équipes techniques ou même en mettant à contribution les populations à la base pour la collecte de ces informations en produisant des outils à la portée de ces dernières. Au besoin, le SAPI va initier des enquêtes complémentaires pour plus d’information et travailler sur la production d’outils comme un SIG.

 

Comité de  Surveillance et D’alerte

Une fois les informations reçues, c’est au niveau du comité de suivi et d’alerte qu’elles seront enregistrées, exploitées et traitées. Ce travail permettra de déterminer dans quelle mesure les alertes sont opportunes pour être générées. Il s’y agira aussi de faire parvenir aux éleveurs toutes les informations relatives par exemple aux évolutions des prix du marché, aux variations des disponibilités spatio-temporelles en ressources et pâturages ainsi que sur les conditions d’accès à ces ressources. Il sera chargé de transmettre les informations aux différents acteurs selon leur niveau de responsabilité face à une situation donnée (autorités locales et autres décideurs). Il faudra donc, avec les différentes informations, travailler sur des indicateurs des ressources disponibles ainsi que sur l’évolution de l’accès à ces ressources pour les populations entre autres. De surcroit, des seuils de vulnérabilités peuvent être dégagés selon les caractéristiques et contingences sociospatiotemporelles